David Banchereau

Thérapeute

Professeur de Tai Chi Chuan

Formateur

Fondateur de la Sophro Énergétique Intégrative®



Parcours

A mon sens, être en capacité d'animer des stages, d'être thérapeute ou accompagnant ne se résume pas à un simple curriculum vitae, affichant telles ou telles formations. Sans minimiser leur importance, il peut être intéressant de connaître le parcours et les conditions qui ont poussé une personne à se pencher vers le « travail sur soi », la thérapie ou la spiritualité. Les lignes qui suivent n’ont pas vocation à raconter une histoire exceptionnelle, mais au contraire, à mettre en lumière les moments charnières, en apparence ordinaires, où chacun pourra se reconnaître, et qui peuvent tout changer…

Le flux

La première fois que je sens « le flux » (cet élan de vie qui cherche à nous emmener au-delà de la voie toute tracée par l’extérieur), j’ai 20 ans ...

J’ai passé mon BAC pour faire plaisir à mes parents et je suis en cours d’année de BTS (mon professeur d’informatique m’a persuadé que c’était la meilleure chose à faire).

En parallèle, je joue de la batterie dans un groupe et la seule chose qui me fait vibrer, c’est la musique.

A cette époque, la télé diffuse la série Fame et le film Flashdance fait un gros carton au cinéma.
On y voit de jeunes américains qui vivent leur passion artistique avec plus ou moins de réussite mais en tout cas, ils réalisent leur rêve et ça me fait tellement envie.

Je me suis bien renseigné pour savoir s’il existait ce genre d’école en France, mais seul le cursus des instruments classiques est reconnu par la filière des conservatoires, et de toute façon, je suis trop vieux pour y intégrer une classe.

Lors d'un jour "ordinaire", alors que je rentre de cours d'informatique pour préparer mes examens de fin d’année, j’allume le radio et j’entends un morceau qui me terrasse.

Le batteur joue un truc auquel je ne comprends rien mais qui me met dans tous mes états.

Je suis en colère car je sais que j’en suis à un tournant de ma vie.

En effet, pour devenir un jour musicien professionnel, il faudrait que je travaille dur car, même si je suis plutôt doué, je n’ai aucun bagage technique, la preuve, je n’ai pas compris ce que jouait ce musicien à la radio !

Je sens toutes les cellules de mon corps se révolter en un souffle qui m’apporte un courage et une certitude inébranlable :

« Je veux devenir musicien professionnel, et quitte à en crever, je me donnerai les moyens d’y arriver et de vivre mon rêve ! ».

Le soir même, j’appelle ma mère pour lui annoncer que j’arrête mes études afin de me consacrer à la musique. Je préviens ensuite mon professeur principal pour lui partager cette décision.

Quelle n’est pas ma surprise de ne rencontrer aucune résistance de leur part devant ma détermination. C’est la première fois que je ressens ce mélange de peurs (le saut dans le vide) et d’excitation, avec la certitude d’être aligné sur le désir de mon cœur.

La transmission

Après plusieurs années de travail acharné, de galères, de joie et d’aventures, j'atteins enfin le Graal du musicien en devenant professionnel (intermittent du spectacle).

Progressivement, l’enseignement émerge dans mon parcours, d’abord comme un complément, puis, de façon plus importante lorsque je deviens père de famille.

De fil en aiguille, le musicien fait place à l’enseignant et une nouvelle passion est en train de naître.

En effet, j’ai beau acheter toutes les méthodes de batterie qui existent sur le marché, aucune ne me satisfaisait complètement.

Alors, un jour pas comme les autres, il me vient une idée, comme une révélation :

« Et si j’écrivais ma propre méthode de batterie, basée à la fois sur mon expérience et sur le retour de mes élèves. Je pourrais ainsi la faire évoluer en temps réel ! ».

Je reconnais la texture du flux qui me traverse aussi fort que la première fois, l’excitation, la tête qui dit non, le cœur qui dit oui, la peur et malgré tout L’ÉVIDENCE.

Je ne le sais pas encore, mais cette aventure pédagogique durera 25 ans !

 

Je n’enseigne plus la musique aujourd’hui, mais j’ai conservé cette passion pour la transmission puisque je suis devenu professeur de Tai Chi Chuan.

L'effondrement

Mais reprenons le fils de l’histoire ...

Nous sommes en 2008, j’ai 38 ans et je vois arriver la quarantaine avec effroi ; cette fameuse crise dont on parle tant est bien réelle pour moi !

En apparence, j’ai tout ce qu’il faut pour être heureux. Nous avons hérité d’une grande maison et d’un appartement en bord de mer avec ma compagne, nous avons deux enfants adorables, je fais un métier qui me plaît (professeur de musique), j’ai une école de musique qui marche bien et je joue dans plusieurs groupes.

En vérité, derrière la façade je suis mal, très mal, mais je ne m’en rends même pas compte tellement je n’ose pas me l’avouer.

Au fond de moi, je suis aigri car je ne suis pas devenu le musicien que j’espérais, et ce, malgré mes longues heures de pratique quotidienne de la batterie qui ont fini par endommager mes oreilles, mes muscles, mes bras et mon dos.

Même si mon planning de cours est bien rempli, je n’arrive pas à dégager un salaire digne de ce nom, le statut de profession libérale demanderait le double d’heures pour être viable.

Mon couple est à bout de souffle, il n’y a plus aucune connexion, nous sommes devenus deux étrangers vivants sous le même toit.

Je suis épuisé physiquement et psychologiquement, pourtant, au lieu de me poser pour faire le point et accueillir toute cette souffrance, je fonce droit dans le mur. Par orgueil, par ignorance et surtout pour fuir le foyer familial qui est devenu invivable, j’ouvre une deuxième école de batterie dans une autre ville que la mienne, et je rentre dans un groupe de musique supplémentaire, bref, je fuis dans le travail.

En quelques mois, je suis stoppé net, c’est le Burn-out, mon corps et ma tête explosent littéralement.

Les symptômes sont les suivants :

Acouphènes, douleur fulgurante au niveau du bras gauche, allant jusqu’à la paralysie en cas de crise, inflammation généralisée (suspection de fibromyalgie) et surtout (car c’est le plus impactant) névralgie d'Arnold. Je ne connais pas ce terme à l’époque, et mon médecin traitant non plus d’ailleurs, je ne peux que décrire des maux de tête d’une violence telle que pendant les crises, je pense à me jeter par la fenêtre tellement la douleur est insoutenable, allant parfois jusqu’à l’évanouissement. Très vite,  je dois réduire mon activité d'enseignant et stopper mon activité de musicien, mais je n’ai pas de parachute, étant en profession libérale, je n'ai plus aucun revenu.
Aucun des spécialistes et médecins que je rencontre n’arrive à poser un diagnostic sur mes symptômes, c'est tout juste s'ils me prennent au sérieux car quand le corps médical ne comprend pas, il finit par déduire que ça n’existe pas.
Difficile de communiquer clairement lorsque l’on n'a pas une bonne vieille maladie bien connue.
Comment faire comprendre à l’entourage que ce qui a animé ma vie depuis toujours (la musique) n’est plus possible ?

Le couple déjà fragile avant cet événement n’est plus tenable et nous finissons par nous séparer avec ma compagne.

En deux ans de descente aux enfers, j’aurais perdu tous mes repères ;  mon métier, ma passion de toujours, ma compagne, ma maison, ma santé et je n’ai quasiment plus de ressources financières…

Méditation

C’est dans cette période que mon frère m’invite à une retraite de deux jours en compagnie d’un Maître spirituel issu de l’Advaita vedanta.
A cette époque, je ne connais pas grand-chose à la spiritualité, je suis plutôt attiré par le développement personnel et je rejette en bloque la religion, les curés, Dieu et tout ce qui va avec. J’ai entendu tellement d’inepties à la messe durant mon enfance , tellement de jugements culpabilisant que je garde une colère affichée envers l’église.

Malgré tout, je fais confiance à mon frère qui a déjà rencontré ce Maître l’année d’avant et qui parle d’éveil spirituel.

J’avoue que le premier jour me déçoit un peu, je reste dubitatif car je ne comprends pas vraiment ce dont il parle et surtout j’ai mal au dos car je n’ai pas l’habitude de rester assis en tailleur toute une journée !

Malgré cela, le soir venu, il se passe quelque chose d’étrange. Alors que nous sommes rentrés dans la maison de mon frère, nous décidons de chanter un peu après le dîner. Il a appris des chants dans son cours de Yoga et souhaite m’en apprendre un ; le fameux « om tryambakam ».

Nous voilà partis à chanter, décidément c’est le dépaysement complet car moi, je joue plutôt du rock comme musique d’habitude, alors là, c’est la 5° dimension !

Pourtant, au bout d’un certain temps, je pars dans une "vision", pas une rêverie non, mais plutôt une expérience dans une autre réalité :
Je suis devant une fenêtre d’où jaillit une lumière aveuglante et magnifique, cette lumière m’attire au plus au point mais je sais que si je passe de l’autre côté, c’est la fin de l’expérience humaine, du moins, c'est ce que je ressens.
En une fraction de seconde, je prends peur et je « reviens » dans la réalité ordinaire, en regardant autour de moi, je peux voir que personne ne s’est rendu compte de mon « départ ». Je n’ai pas osé en parler sur le moment, mais cette expérience m’a laissé une drôle d’impression, tout était si « réel », et puis, qu’y avait t’il derrière cette fenêtre, la mort, l’éveil dont parle ce Maître?

J’avoue que je m’en suis longtemps voulu d’avoir eu peur et de ne pas y avoir été...

Quoi qu’il en soit, le lendemain, je suis dans une toute autre énergie, et même si je ne comprends toujours pas bien les termes utilisés,
je ressens de l’énergie dans la poitrine au contact de ce Maître, un peu comme lorsque l’on est amoureux.
Quelque chose en moi s’est réveillé, qui me rappelle une expérience que j’avais eu deux ans auparavant et que j’avais complètement occultée :

Alors que je m’adonnais à ma sieste quotidienne, je m’étais mis à ressentir un « truc » au milieu de la poitrine. Un petit point de la taille d’un grain de riz mais qui brûlait d’un amour incroyable, j’avais l’impression d’avoir une bombe atomique à l’intérieur de la poitrine.

Évidement à l’époque, je ne savais pas à quoi attribuer cette expérience qui était à la fois troublante, profonde et intrigante. 

J’aurais bien mis ça sur le compte de mon imagination si ce phénomène ne s’était pas reproduit tous les jours au même moment.

Cela a duré plusieurs mois puis, à cause de ma surcharge de travail, j’avais dû abandonner ce petit rituel entre 13h30 et 14h00 ; pas le temps, trop de boulot, vous connaissez …
Peut être que si j’avais continué, rien de tout ça ne serait arrivé, allez savoir !

Quoi qu’il en soit, Il est bien évident que je me mets sérieusement à la méditation dès mon retour car j'ai désormais un mode d'emploi
qui est transmis par les sages de l'Inde depuis des millénaires.

 

Surprise

Une fois séparé de ma femme, j’ai la garde de mes enfants de 7 et 13 ans une semaine sur deux .
Je trouve un appartement où je peux donner quelques cours de batterie (j’ai acheté une batterie électronique pour pouvoir gérer le volume sonore) et de clavier. En effet, j’avais la charge des élèves débutant au clavier dans mon ancienne école de musique, j’ai donc un petit niveau technique mais qui reste très limité.

J’ai commencé à m’intéresser à diverses techniques thérapeutiques qui m’ont aidé au niveau personnel. J’ai fait plusieurs stages dans ce domaine et je ne veux plus entendre parler de la scène, j’ai envie de changer de profession, et du haut de mes quelques formations je « veux » devenir thérapeute.
C’est sans compter sur le flux qui vient me chercher une fois encore !
J’écoute toujours de la musique, mais pas la même qu’avant, des choses plus douces, moins de batterie, plus de guitare, de piano …

Un jours ou j’entends une belle mélodie au piano, je fonds en larme, je suis touché dans mes tripes, une partie de moi a toujours voulu jouer du piano, mais ne se l’est jamais vraiment autorisée !

C’est une surprise car je n’en étais pas conscience jusque là, mais que faire ?
Pour moi, la musique, c’est de l’histoire ancienne, je ne fréquente quasiment plus mes amis musiciens, et mon mental résiste :

« N’importe quoi, du piano et puis quoi encore, tu ne vas pas recommencer, la musique, c’est fini !
Comment vas-tu apprendre, tu n’es pas doué pour un instrument mélodique, tu n’a pas d’argent, et de toute façon, pour quoi faire ?
 »

Pourtant, si j’ai le courage d’écouter mon cœur, les choses sont claires :

« Il est trop tôt pour être thérapeute et ce n’est pas une question de technique, avant d’accompagner des gens, tu dois d’abord explorer toutes tes zones d’ombre. Tu vas apprendre le piano tout seul, trouver une chanteuse pour monter un duo parce que tu en crèves d'envie, et remonter sur scène pour retrouver un statut d’intermittent, c’est comme ça que tu va gagner ta vie en attendant d’être prêt pour être thérapeute ! »

La claque…

Comme à mon habitude, je choisis d’écouter mon cœur même si ce n’est pas facile, et je commence à apprendre le piano tout seul grâce à internet.

Ma santé s’améliorant progressivement grâce à la méditation, au Taichi et aux diverses thérapies énergétiques que j’entreprends, je me remets à travailler la musique pendant de longues heures avec passion. C’est plutôt difficile, car je suis beaucoup moins doué avec un instrument mélodique qu’avec un instrument rythmique. Pourtant, je n’ai pas le choix, ma situation financière est catastrophique et je dois trouver une solution.
Au bout de quelques mois, j’achète un piano numérique, puis une sono, je suis d’ailleurs encore surpris aujourd’hui d’avoir pu acheter autant de matériel de musique à cette époque alors que je n’avais pas un sous.
La vie a toujours placé des petits miracles devant moi, juste au moment où j’en avais besoin !

J’auditionne alors une jeune chanteuse pour commencer à travailler en live et me familiariser à l’accompagnement.
Malgré mes longues années en tant que musicien professionnel, je suis tremblant comme un débutant (que je suis d’ailleurs car entre la batterie et le piano, il y a un fossé énorme). Le courant passe bien, elle est très sympa et comme elle est débutante, je suis moins impressionné, je me sens comme un grand frère qui lui fait découvrir le métier.

Très vite, nous décidons de monter un répertoire afin de nous produire sur des petites scènes (piano bar, soirées privées, etc...).
Selon mes critères d’ancien pro, nous sommes loin d’être prêts, mais tant pis, je sens « qu’il faut y aller », pas le temps d’attendre.

Sur les planches, je suis terrorisé, presque tétanisé, mes mains tremblent et je ne vois plus mes notes.
En fait, je suis en train de faire ressortir toutes mes peurs profondes en thérapie et je dois les affronter devant un public chaque week-end ;
c'est l’enfer.

Je comprends à ce moment, pourquoi mon intuition m’a emmené là, loin, très loin de ma zone de confort.

J’étais bien tranquille planqué derrière ma batterie pendant toutes ces années, et puis mon niveau était tel, que je pouvais toujours rattraper une erreur, les musiciens que j'accompagnais avaient l’habitude de se reposer sur moi.
Là, c’est tout le contraire, je suis sans filet, en lutte perpétuelle entre ma peur et ma technique balbutiante. Ma jeune chanteuse aurait besoin que je la soutienne par mon assurance de pro, mais nous faisons autant d’erreurs l’un que l’autre, et je suis plus encore fébrile qu’elle.

Alors nous travaillons, répétons, encore et encore, et progressons semaine après semaine.
Pourtant, à chaque fois qu’il faut monter sur scène, c’est le saut dans le vide.

La boule au ventre me dévore à chaque représentation, la texture de la peur, je la connais par cœur et pourtant, il faut aller plus loin…

En effet, nous ne faisons pas assez de dates pour que je retrouve un statut d’intermittent du spectacle.
Je dois donc trouver un orchestre de bal pour compléter le nombre de mes prestations, mais je ne suis pas prêt pour un tel poste.
Il me faudrait encore quelques années de travail et surtout quelques cours pour être capable de jouer un répertoire de 5 heures dans des styles aussi variés. En effet, avec le duo, c’est moi qui choisis les morceaux, et je peux me permettre d’écarter les plus difficiles.

Malgré tout, je prends mon courage à deux mains et réponds à une petite annonce. Un orchestre semi professionnel recherche un pianiste/clavier avec de l’expérience. J’appelle et tombe sur la chanteuse qui me demande si j’ai de l’expérience en bal, "bien sûr" lui dis-je, oubliant de préciser que cette expérience est à la batterie et non au clavier.

Je passe une audition plus ou moins réussie et je comprends qu’ils n’ont pas le choix, car personne d’autre ne s’est présenté (encore un coup de pouce du destin !).

Je me retrouve donc avec un répertoire de 90 morceaux à  apprendre en deux mois en demi car la première date est pour le réveillon de la Saint-Sylvestre qui arrive à grand pas !

J’étais pourtant habitué à travailler la batterie pendant de longues heures, mais là, je bats les records.
Je travaille quasiment jours et nuits, week-ends compris, car il faut écouter les morceaux, les comprendre, trouver les notes, les accords, les sons, programmer le synthétiseur, travailler les enchaînements, retenir par cœur etc…

De toute ma carrière de musicien, c’est sans aucun doute le plus gros challenge que j’ai eu à relever !

Cette aventure (imprévue) de pianiste a duré 6 ans, je ne suis pas sûr que mes anciens amis musiciens aient compris ce qui m’arrivait.
L’un d’eux, quelque peu déçu après m’avoir vu en duo m’a dit un jour :
« Je ne te comprends pas David, j’ai quitté un batteur avec un certain goût pour la bonne musique, et là,  je retrouve Richard Clayderman qui joue de la variété ! ».

Cette phrase résume bien la voie du cœur, incompréhensible par la logique du mental.

Pourquoi ai-je fait ce détour ?

Je ne le sais pas encore vraiment, sûrement pour affronter mes peurs, faire un truc de fou que je n’avais jamais osé faire, purger un élan que j’avais réprimé dans ma jeunesse, me connecter à plus de douceur et de mélodie ?

En tout cas une chose est sûre, durant cette période, j’ai appris à être bienveillant avec moi, quelques soient mes performances.
L’estime de soi, contrairement à ce que l’on apprend lorsque l’on fait du développement personnel, n’a rien à voir avec la somme de ses soi-disant réussites.

C’est justement dans les pires moments de doute, de médiocrité ou d’échec que l’on doit se donner cet amour inconditionnel dont on parle tant dans les milieux spirituels.

C’était facile de me sentir valorisé lorsque j’étais le pilier du groupe en tant que batteur, ça l’était beaucoup moins lorsque j’avais été particulièrement instable en tant que clavier, devant 500 personnes et sous les projecteurs pendant toute une soirée.

Il commence là, le vrai travail sur soi :

Est-ce que je fais le choix de suivre le mental qui juge, dévalorise, accable ?

Ou est-ce que je me prends dans les bras, comme je le ferais avec un enfant blessé, sans juger, mais en m’offrant cet écrin d’amour et de douceur dont on a tant besoin dans cette situation.

En 6 ans j’ai progressé bien sûr, j’ai même fini par faire l’animation, les cœurs, chanté seul avec mon piano, ce qui m’aurait semblé totalement impossible quelques années auparavant.

Et puis un jour, après un concert particulièrement réussi, quelque chose est tombé.

J’ai su, immédiatement que l’aventure était finie, la boucle était bouclée.

J’avais fait ce que j’avais à faire, il était temps de passer à autre chose …

 

Explorations

Durant ces six années, lorsque je n’étais pas occupé par mon métier de musicien et mes enfants, je me suis lancé dans une exploration intérieure intense et sans concession.

J’ai pu explorer beaucoup de techniques et thérapies conventionnelles ou alternatives telles que la psychothérapie, la CNV (Communication Non Violente), les M.A.I (Multiples Aspects Intérieurs), la sophrologie, la sophro-analyse, la géobiologie, les soins quantiques, le magnétisme, le Reiki, le Chi Nei Tsang, le Chamanisme, le Rebirth, Le Focussing etc …

J'ai eu besoin de tout mon discernement pour faire le tri dans la profusion des propositions qui s'offraient à moi.

Je me suis vite rendu compte que le chaos de ma vie extérieure n’était que le reflet de mon état intérieur.

Il était temps de faire face à ce qui se vivait en moi et d’arrêter de fuir et de lutter.

J’ai découvert que toutes ces blessures et frustrations que j’imputais à ma vie d’adulte n’étaient qu’une résonance de ce que j’avais gardé en moi depuis l’enfance. Il s’est progressivement révélé que cette masse émotionnelle vivait dans mon corps et pas dans ma tête comme on le croit encore dans nos sociétés occidentales.
Étant de plus en plus ouvert et de moins en moins dans le contrôle mental, j’ai commencé à vivre des expériences plus incroyables les unes que les autres, défiant toutes mes certitudes et mes limitations.

J’ai commencé à me former à divers techniques énergétiques et thérapeutiques qui avaient fonctionné sur moi, laissant de côté celles qui ne me satisfaisaient pas.
Ayant découvert le travail d'Arnaud Desjardins, j'ai été inspiré pour créer des ponts entre la thérapie (dans une approche contemporaine) et la spiritualité (dans une approche traditionnelle).

Dans cette optique, certaines rencontres ont été déterminantes : 

  • Christophe Allain : C’est d’abord par le biais de son premier livre, puis les émissions de radio auxquelles il a participé (interviewé par Laurent Fendt) que j'ai fait connaissance avec lui.
    J’étais tellement enthousiaste que j'ai participé à huit stages à ses côtés.
    Son approche raisonnait parfaitement avec mon besoin de contact avec la nature dans toutes ses dimensions de manière simple et intuitive.
  • Darpan : A l’ instant où j'ai découvert ses vidéos,  quelque chose en moi a compris exactement ce dont il s’agissait et la richesse de sa transmission. Je me suis alors immergé totalement dans ce processus. J'ai suivi ses conférences bien sûr, mais surtout je me suis donné entièrement à ce « dépouillement personnel » qui a laissé place à ce mystère qui vit au cœur de notre Être.
  • Grégory Mutombo : La sensation d'une intimité profonde avec l'énergie de Grégory fût quasi instantanée lors que je l'ai découvert sur internet. Cette connexion s'est réalisée au-delà du mental et de ses perceptions limitées, c’est pourquoi il est difficile de décrire cette expansion de conscience qu’il m’a été donnée de vivre lorsque j’ai assisté à l’une de ses conférences pour la première fois.
    J'ai donc décidé de suivre le cursus pour thérapeute qu’il proposait et de remettre en jeu toutes mes soi-disant connaissances spirituelles, abandonnant du même coup, toutes idées de victime/sauveur/bourreau.
    L’enseignement y a été direct et intransigeant, il n'a laissé aucune place aux entourloupes du mental, et les clarifications ont été à la hauteur de mon aspiration à la vérité.
  • Swami Muktananda : C’est le fameux Maître spirituel dont je parle dans le paragraphe "méditation".
    Sa transmission est à la fois basée sur la connaissance millénaire de l’Advaita Vedanta (non-dualité et connaissance de Soi) transmise par les sages de l’inde, et sur le chemin (Sadhana) le plus sûr et le plus direct pour se préparer à l’éveil.
    Une authentique Voie spirituelle qui a fait ses preuves...

La voie du couple

Pendant cette période d’introspection de six années, je préfère rester célibataire.

Bien sûr je souffre parfois de la « solitude », bien que je fasse quelques rencontres ici et là, mais je sais qu’il est encore trop tôt pour recommencer une histoire sérieuse et surtout profonde.

Pourtant, à un moment, je ressens de nouveau l’élan de partager avec une compagne, avec toutefois cette certitude de ne plus pouvoir fonctionner « comme avant ».

En effet, mes priorités (bien que je continue de m’occuper de mes enfants une semaine sur deux), ont totalement changées. Toutes ces passions qui occupaient mon esprit ont fait place à La passion ; celle de retrouver ma véritable nature, et c’est uniquement dans cette optique que je mets la vie au défi de me présenter quelqu’un qui soit sur la même vibration, la même intension.

Mon aspiration à vivre un mariage de vérité rebute quelques compagnes potentielles, qui me trouvent un peu trop exigent. Pourtant, le « hasard » me permet de renouer contact avec une ancienne connaissance.

En effet, je connais Peggy depuis plusieurs années car nous nous sommes rencontrés lors d’un stage dans la forêt de Brocéliande. A l’époque, nous avions ressenti de l’attirance l’un pour l’autre, mais je vivais dans le Maine-et-Loire et elle habitait Amiens, alors nous n’avions pas donné suite à notre attirance mutuelle, et puis il faut dire que nous étions un peu « dispersés » tous les deux.

Les années ont passé (nous nous étions perdus de vue), mais nous recommençons à échanger via les réseaux sociaux. Nous avons tous les deux « évolué » de notre côté, et nos discussions sont riches et passionnantes, nous nous découvrons tellement de points communs.

Pourtant un obstacle s’impose à nous, 500 km entre nos deux villes !

Qu’importe, après des tonnes de « tchats » échangés, des heures de conversations téléphoniques et plus d’un an d’une relation « à distance », nous décidons de former une nouvelle famille (recomposée) avec nos trois enfants. N’écoutant que notre cœur, nous décidons de tout quitter pour partir vivre en Bretagne, à quelques kilomètres de l’endroit où nous nous étions rencontrés.

Si l’on m’avait interrogé juste avant notre union sur mon état intérieur, j’aurais certainement répondu que le « plus gros » était fait. C’est vrai, beaucoup de croyances étaient tombées, beaucoup de blessures émotionnelles dépassées, mais l’égo était encore là, bien présent, plus sournois certes, mais tout aussi virulent.

Le moins que l’on puisse dire c’est que les premiers mois de notre installation familiale ont été chahutants.

Peggy arrivait de 12 ans de vie en célibataire avec sa fille unique (adolescente), et moi, de 6 avec mes deux garçons adolescents également, et nous avions tous les deux une vie professionnelle à reconstruire …

Impossible alors de s’auto-illusionner dans une bulle spirituelle, nous avons dû « mettre les mains dans le cambouis » et utiliser tous nos outils et notre bonne volonté pour harmoniser nos égos respectifs et construire une famille, recomposée certes, mais unie, autour de la vérité, de l’écoute et de l’amour.

Aujourd’hui je mesure le chemin parcouru, nos enfant ont grandi et un petit dernier, Solal, est venu agrandir « le clan ».

La vie spirituelle ne se fait pas « hors sol », déconnectée des aléas de la vie, c’est au contraire au cœur de la vie « ordinaire » que le personnage et l’égo qui va avec, peut s’éroder progressivement.

Encore faut-il être clair dès le départ avec notre désir profond, et le projet qui sous-tend une union. 

 

Centre de ressourcement Soa'Zen

Avant de partir en Bretagne, en plus de notre aventure familiale, nous savons qu’il nous faudra reconstruire un projet professionnel.

Peggy est déjà thérapeute et professeur de Qi Gong depuis plusieurs années à Amiens, et moi je commence enfin mon activité de thérapeute et de professeur de Taichi en marge de la scène et des cours de musique.

Je sais qu’il est temps pour moi d’arrêter la musique et de me consacrer totalement à mon activité de thérapeute et professeur de Taichi.

Nous souhaitons tous les deux organiser des stages, mais comment harmoniser toutes nos compétences et nos envies ?

C’est alors que Peggy a une idée un peu folle !

Un jour qu’elle revient d’un salon du bien-être, elle me téléphone toute excitée :

«  Mon chéri, ça y est, j’ai trouvé ce qu’on va faire ! Je viens de faire la rencontre d’un gars qui fabrique des yourtes, c’est exactement ce qu’il nous faut. Nous pourrons ainsi regrouper dans un même lieu nos cours de Tai Chi, de Qi Gong, le cabinet de thérapeute et nous pourrons y organiser nos stages ».

Sur le coup je ne suis pas très enthousiaste, je ne suis allé qu’une seule fois dans une yourte et j’ai trouvé cela petit et un peu sombre, je laisse donc reposer les choses.

Pourtant très rapidement l’écart se creuse entre mon mental et mon cœur :

-       Ma tête se pose milles questions :

Pour nos activités, il nous faut une yourte contemporaine labélisé ERP de 80 m2, ce qui représente un budget total de 50 000€ et nous n’avons aucune économie.

Comment obtenir un prêt à la banque avec nos deux situations respectives ?

Comment trouver un propriétaire qui va non seulement nous louer une maison pour notre famille (nous n’avons aucune garantie) et un terrain pour y poser notre yourte ?

Dans quelle ville précisément en Bretagne (beaucoup refusent les yourtes) ?

Si nous voulons respecter les délais de construction de la yourte et déménager à la date prévue, nous sommes obligés de lancer la construction (c’est-à-dire versé la moitié du montant total) avant d’avoir trouvé un lieu !

etc ….

-       Pourtant Mon cœur et le flux soufflent un grand « Oui, c’est ça, il faut y aller ! »

Alors comme à mon habitude, je ne cherche pas à comprendre et je suis le flux ; le courage, c’est le cœur en action...

Toutes les synchronicités qui s’enchaînent sont littéralement incroyables ; entre la banquière qui sympathise avec nous et notre projet, la maison et le terrain idéal trouvés sur internet et le propriétaire avec qui le courant passe de suite, c’est un festival de « hasards » qui s’enchaînent et qui nous poussent toujours plus, au saut dans le vide.

C’est ainsi que le centre de ressourcement Soa’Zen prend naissance en Ille et Vilaine, tout près de Redon, une région aux forêts et aux paysages magiques, que nous adorons.

 

Sophro-énergétique intégrative®

Mon activité de thérapeute débute par le Chi Nei Tsang (technique chinoise de massage du ventre) car j’ai la certitude que nos blessures émotionnelles se situaient dans le corps physique et les corps énergétiques, surtout au niveau du ventre.

Progressivement, j’y inclus des entretiens où j’explique à mes consultants comment procéder dans leur vie de tous les jours avec leurs émotions, ce que l’on appelle la régulation émotionnelle.

Je suis sorti assez vite du protocole classique du soin Chi Nei Tsang pour laisser la place à mon ressenti mais j’ai encore du mal à y inclure une partie de soin énergétique pure.

En effet, je ne suis pas favorable à des soins de type Reiki, pour des raisons que je ne développerai pas ici, mais pourtant je sens qu’il me manque quelque chose.

Un jour, juste avant une séance, j’ai l’intuition de commencer par un temps « pour rien ».

Je me place donc derrière la tête de ma consultante qui est allongée et j’accepte de ne rien faire en attenant qu’il se passe « quelque chose ». C’est alors que je rentre dans une transe légère et ressens une aspiration dans mon corps, comme si les énergies polluées sortaient de son corps tout en passant par le mien.

J’avais déjà vécu beaucoup d’expériences de ce genre lors de mes explorations personnelles mais je ne savais pas que cela pouvait agir sur les autres, comme ça, spontanément.

Après le soin, la personne (qui semble un peu sonnée) se lève, remet ses lunettes, les enlèves, les remets, les réenlèves tout en poussant des petits : « Non ! Incroyable ! Pas possible ! C’est dingue !», tout en regardant autour d’elle.

Interloqué, je lui demande ce qu’il se passe !

Elle me répond alors qu’elle ne voit plus la même chose, comme si les couleurs étaient plus vives, plus nettes, comme si un voile était tombé.

J’ai bien sûr été heureux de me faire confiance et j’ai bien sûr continué cette pratique, que j'ai appelé libération des mémoires cellulaires, tout en essayant de comprendre ce qu’il se passait.

Après quelques années à pratiquer ce soin, j’en viens au constat que certains viennent me consulter en espérant qu’une séance va régler tous leurs problèmes. Il est évident qu’une vie de blessures et de croyances limitantes ne se règle pas en 1heure !

J’ai donc l’intuition de suivre une formation de sophrologue pour apprendre à construire des protocoles personnalisés (de plusieurs séances) ainsi que des exercices corporels et des visualisations.

Petit à petit, je commence à proposer un suivi à mes consultants et très vite, je m’aperçois que je suis sur la bonne voie ; celle qui amène progressivement le consultant à ses propres prises de conscience grâce à la synergie de plusieurs approches complémentaires.

Toutefois, je suis du genre perfectionniste, et je sens qu’il manque encore une corde à mon arc.

En effet, depuis le début, je recevais en consultation, des personnes qui avaient déjà été accompagnées par un psy, elles avaient compris leur histoire mais je pouvais constater que rien n’était réglé dans leurs corps. 

Comprendre peut être un début, mais cela n’est pas suffisant.

Néanmoins, je mettais de côté toute la partie psychologique et analyse, pensant que cela ne servait à rien ; j’avais simplement fait la même erreur que les psychologues mais dans l’autre sens !

Je me suis donc mis en quête d’une approche psychologique qui pouvait « s’emboîter » avec mes pratiques.

J'ai découvert la Sophro analyse, les approches psychologiques de type humanistes (hypnose humaniste et Maïeusthésie par exemple).
C'est ainsi qu'est née la Sophro-énergétique intégrative ® .

 

Spiritualité

Puisque j’accompagne ceux qui le souhaitent sur une voie spirituelle que l’on peut qualifier de « non duelle », il me paraît important de clarifier comment les deux approches (thérapeutique et spirituelle) sont complémentaires, sans toutefois avoir le même objectif.

Pour ce faire, le plus simple est d’essayer de répondre à ces deux questions :

1) Pourquoi faire de la thérapie, si l’on s’intéresse à la spiritualité ?

Il est rare que l’on entame un chemin spirituel lorsque tout va bien.

En effet, même pour ceux qui sentent un appel intérieur à découvrir quelque chose de plus vaste que ce que le monde propose, les vicissitudes et les obligations quotidiennes relèguent souvent cet intérêt au dernier rang de leurs préoccupations.

Il faut souvent attendre un choc, un effondrement ou des questionnements existentiels si importants qu’il se produit un retournement de priorité.

Dans ces conditions, et au vu de l’état émotionnel dans lequel se trouve la plupart des occidentaux, il est sage d’entreprendre une thérapie en amont ou en même temps qu’un chemin spirituel.

 

En voici les principales raisons :

  • Partir dans une quête spirituelle afin de fuir ce monde, jugé inapproprié, trop ceci ou pas assez cela, constitue ce que l’on appelle une fuite spirituelle. Cette attitude, qui peut mener à l’isolement et à la manipulation, renforce l’idée de dualité ; elle va donc à l’encontre d’une authentique voie spirituelle, qui au contraire est sensée amener à l’unité ou non-dualité.
  • Pour ne pas sentir nos blessures émotionnelles, l’habitude que nous avons prise (due en grande partie à notre éducation) est de se couper de notre ressenti.
    Dans mes cours de Taichi ou mes consultations, je suis toujours surpris de voir à quel point les « gens » sont coupés de leur corps. Comme ont dit, ils sont dans leur tête toute la journée, et il faut attendre des émotions fortes ou des douleurs pour qu’ils daignent ressentir ce qui se passe dans le corps. Malheureusement, cette attitude sera un frein important sur le chemin spirituel, car ce que nous cherchons se trouve non pas à l’extérieur, comme nous l’a fait croire la religion, mais bien à l’intérieur.
    Et cet accès, qui passe par le cœur, se révèle sous forme de ressenti et non de savoir intellectuel. Il sera donc capital de faire un « travail » sur les émotions, qui sont en relation directe avec ce que l’on appelle « le mental », pour pouvoir accéder un jour, à ce que nous sommes en vérité.
  • Il est dit que pour trouver LA PAIX (que l’on nomme également « éveil »), il faut être en paix avec soi-même, en paix avec le monde et en paix avec Dieu ! Cela me parait difficile sans un travail thérapeutique préalable n’est-ce pas ?
    Que ce soit les blessures liées à nos parents, à la religion, au patriarcat et j’en passe, nous sommes emplis d’une colère sourde envers l’autorité qui nous a abusés pendant des siècles. Cette fracture nous place en position de victime et nous maintient dans une dualité qui juge et sépare. Il sera alors très utile de pacifier tous nos espaces intérieurs qui vibrent encore à cette fréquence, non pas pour devenir des moutons, mais pour transcender les apparentes dualités.

2) Quelle sont les limites de la thérapie ?

Je partirais d’une phrase d’Arnaud Desjardins que j’aime beaucoup :

« La thérapie soigne la personne, la spiritualité soigne DE la personne »

Là où certains se contenteront d’un travail thérapeutique, et enchaîneront peut-être avec le développement personnel, d’autres (de plus en plus nombreux) sentiront qu’il y a plus.

En effet, depuis l’ère industriel, on nous vend un monde idéal avec une certaine idée du bonheur. On aspire à un travail épanouissant, un conjoint parfait, de beaux enfants, une belle maison, un belle voiture, bref, à une vie qui ressemble à un décor de carton-pâte.

En vérité, ce bonheur n’existe pas, tout comme il n’existe pas non plus de personne heureuse.
Comme dit le dicton « la vie, c’est dur et à la fin, on meurt ».

Oui j’en conviens, c’est un peu brutal dit comme ça, mais soyons honnête et regardons autour de nous ou même dans le passé, qui à trouver LE bonheur dans ce monde ?

En réalité personne, et on le sait au fond de nous, pourtant, on continue de le cherche encore dans les objets extérieurs.

On espère réussir sa vie, on rêve, on prie, on se bat, on se débat…

« Mon royaume n’est pas de ce monde », ça vous dit quelque chose ?

  • Que celui à qui l’on attribue cette phrase ait une réalité historique ou pas n’y change rien.
  • Que la religion l’ait interprétée comme un ajournement, en attendant un futur paradis mérité par la somme de nos bonnes actions, n’y change rien.

Il faut chercher au bon endroit et renoncer à trouver ce que nous sommes (le fameux connais-toi toi-même) au travers de notre identité.

Tout ce que l’on croit être est une construction qui vient d’un regard extérieur (nos parents, professeurs, pays, société, etc...).

Le personnage qui s’est construit au fil des ans n’est qu’un château de cartes, alors même si les cartes les plus pourries ont été retirées en thérapie, pourquoi vouloir reconstruire quelque chose de tout aussi factice ?

Cela ne reviendrait -il pas à repeindre les murs de sa prison intérieure plus blancs que blancs ?

N’êtes-vous donc pas plus intéressé à sortir de la prison ?

C’est ce que propose une authentique voie spirituel ;
la vérité, rien de plus, et cela,
aucune thérapie ne pourra vous l’apporter…

David Banchereau

la petite vigne - 35660 La Chapelle de Brain

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