David Banchereau

Psychothérapeute et accompagnant

J’ai passé la première partie de ma vie à fuir mon intériorité de peur de faire face à ce qui s’y trouvait. Séparant mes interrogations existentielles, mes mécanismes inconscients et la vie « ordinaire », reniant les signaux d’alarme qui clignotaient dans tous les sens, je suis allé jusqu’au bout de mes forces.

Puis, dans une deuxième phase, après que mes repères aient volé en éclats,  je me suis investi dans une exploration intérieure intense et absolue.
Sans m’en rendre compte, cette quête devenue spirituelle, a commencé à ressembler à une fuite.

En effet, puisque le personnage n’existe pas, que la matière est une illusion, à quoi bon s’y intéresser ?

A mesure que ma vie intérieure  s’illuminait, ma vie extérieure devenait fade et sans intérêt…

J’ai enfin compris dans une troisième étape, que la joie de notre Être profond est PARTAGE !

Et que cette lumière ne peut s’offrir dans la matière que dans la légèreté, libérée du sérieux et de la gravité. L’unité (la non-dualité), ce n’est pas l’inverse de la dualité mais l’acceptation TOTALE de notre incarnation et des règles du jeu.

Mon aspiration profonde est de vous accompagner dans cette exploration intérieure

et de vous aider à réaliser la lumière que vous Êtes.

Non pas pour la garder bien au chaud au creux de votre intimité,

 mais bien pour l’offrir au monde !

Mes outils et ressources pendant les séances de Sophro-énergétique

  • Lors d’un soin, je me retrouve assez vite en état modifié de conscience.
    Je rentre alors en résonance avec votre « structure » (corps physiques et énergétiques) afin d’en extraire les mémoires émotionnelles et transgénérationnelles, on parle de libération des mémoires cellulaire.
    Je procède un peu comme un élagueur qui se débarrasse des branches mortes tout en prenant soin des autres.
  • Je ressens les énergies dans mon corps, qui agit comme un catalyseur.
    Je me laisse traverser par ce que vous n’arrivez pas encore à accueillir
    et je facilite la reconnexion à votre Être intérieur.
  • Je suis également Sophrologue et professeur de Tai Chi Chuan.
    J’utilise donc les outils à ma disposition selon les besoins de la séance,
    en préambule à un travail plus profond.
  • Chi Nei Tsang : Ressentant que beaucoup d’agrégats énergétiques étaient stockés au niveau
    du ventre, je me suis formé à cette technique de massage chinois, que je propose en complément
    d’un soin énergétique.

Parcours

Le flux

La première fois que je sens « le flux » (cet élan de vie qui  cherche à nous emmener au-delà de la voie toute tracée par l’extérieur), j’ai 20 ans ...

J’ai passé mon BAC pour faire plaisir à mes parents et je suis en cours d’année de BTS (mon professeur d’informatique m’a persuadé que c’était la meilleure chose à faire).

En parallèle, je joue de la batterie dans un groupe et la seule chose qui me fait vibrer, c’est la musique.

A cette époque, la télé diffuse la série Fame et le film Flashdance fait un gros carton au cinéma.
On y voit de jeunes américains qui vivent leur passion artistique avec plus ou moins de réussite mais en tout cas, ils réalisent leur rêve et ça me fait tellement envie.

Ma mère s’est bien renseignée pour savoir s’il existe ce genre d’école en France, mais seul le cursus des instruments classiques est reconnu par la filière des conservatoires, et de toute façon, je suis trop vieux pour y intégrer une classe.

Alors que je rentre de cours d'informatique pour préparer mes examens de fin d’année,
j’allume le radio et j’entends un morceau qui me terrasse.

Le batteur joue un truc auquel je ne comprends rien mais qui me met dans tous mes états.

Je suis en colère par ce que je sais que j’en suis à un tournant de ma vie.

En effet, pour devenir un jour musicien professionnel, il faudrait que je travaille dur car, même si je suis plutôt doué, je n’ai aucun bagage technique, la preuve, je n’ai pas compris ce que jouait ce musicien à la radio !

Je sens toutes les cellules de mon corps se révolter en un souffle qui m’apporte un courage et une certitude inébranlable :

« Je veux devenir musicien professionnel, et quitte à en crever, je me donnerai les moyens d’y arriver et de vivre mon rêve ! ».

Le soir même, j’appelle ma mère pour lui annoncer que j’arrête mes études afin de me consacrer à la musique. Je préviens ensuite mon professeur principal pour lui partager cette décision.

Quelle n’est pas ma surprise de ne rencontrer aucune résistance de leur part devant ma détermination. C’est la première fois que je ressens ce mélange de peurs (le saut dans le vide) et d’excitation, avec la certitude d’être aligné sur le désir de mon cœur.

La transmission

Après plusieurs année de travail acharné, de galères, de joie et d’aventures, j'atteins enfin le graal du musicien en devenant intermittent du spectacle.

Progressivement, l’enseignement émerge dans mon parcours, d’abords comme un complément, puis, de façon plus importante lorsque je deviens père de famille.

De fil en aiguille, le musicien fait place à l’enseignant et une nouvelle passion est en train de naître.

En effet, j’ai beau acheter toutes les méthodes de batterie qui existent sur le marché, aucune ne me satisfaisait complètement.

Alors, un jour pas comme les autres, il me vient une idée, comme une révélation :

« et si j’écrivais ma propre méthode de batterie, basée à la fois sur mon expérience et sur le retour de mes élèves. Je pourrais ainsi la faire évoluer en temps réelle ! ».

Je reconnais la texture du flux qui me traverse aussi fort que la première fois, l’excitation, la tête qui dit non, le cœur qui dit oui, la peur et malgré tout L’ÉVIDENCE.

Je ne le sais pas encore, mais cette aventure pédagogique durera 25 ans !

Je n’enseigne plus la musique aujourd’hui, mais j’ai conservé cette passion pour la transmission puisque je suis devenu professeur de Tai Chi Chuan, et c’est avec la même exigence et le même enthousiasme que je mets ce « don » au service de l’éveil des consciences.

Le mur

Mais reprenons le fils de l’histoire ...

Nous sommes en 2008, j’ai 38 ans et je voie arriver la quarante avec effroi ; cette fameuse crise

dont on parle tant est bien réelle pour moi !

En apparence, j’ai tout ce qu’il faut pour être heureux. Nous avons hérité d’une grande maison et d’un appartement en bord de mer avec ma compagne, nous avons deux enfants adorables, je fais un métier qui me plait (professeur de musique), j’ai une école de musique qui marche bien et je joue dans plusieurs groupes.

En vérité, derrière la façade je suis mal, très mal, mais je ne m’en rends même pas compte tellement je n’ose pas me l’avouer.

Au fond de moi, je suis aigri car je ne suis pas devenu le musicien que j’espérais, et ce, malgré mes longues heures de pratiques quotidiennes de la batterie qui ont fini par endommager mes oreilles, mes muscles, mes bras et mon dos.

Même si mon planning de cours est bien rempli, je n’arrive pas à dégager un salaire digne de ce nom,
le statut de profession libéral demanderait le double d’heure pour être viable.

Mon couple est à bout de souffle, il n’y a plus aucune connexion, nous sommes devenu deux étrangers vivants sous le même toit.

Je suis épuisé physiquement et psychologiquement, pourtant, au lieu de me poser pour faire le point et accueillir toute cette souffrance, je fonce droit dans le mur. Par orgueil, par ignorance et surtout pour fuir le foyer familial qui est devenu invivable, j’ouvre une deuxième école de batterie dans une autre ville que la mienne, et je rentre dans un groupe de musique supplémentaire, bref, je fuis dans le travail.

En quelques mois, je suis stoppé net, c’est le Burn-out, mon corps et ma tête explosent littéralement.

Les symptômes sont les suivants :

Acouphènes, douleur fulgurante au niveau du bras gauche, allant jusqu’à la paralysie en cas de crise, inflammation généralisée (suspections de fibromyalgie) et surtout (car c’est le plus impactant) névralgie d'Arnold. Je ne connais pas ce terme à l’époque, et mon médecin traitant non plus d’ailleurs, je ne peux que décrire des maux de tête d’une violence telle que pendant les crises, je pense à me jeter par la fenêtre tellement la douleur est insoutenable, allant parfois jusqu’à l’évanouissement. Très vite,  je dois réduire mon activité de cours et stopper mon activité de musicien, mais je n’ai pas de parachute, étant en profession libéral je ne gagne plus rien. Aucun des spécialistes et médecins que je rencontre n’arrive à poser un diagnostique sur mes symptômes, tout juste si ils me prennent au sérieux, quand le corps médical ne comprends pas il fini par déduire que ça n’existe pas.
Difficile de communiquer clairement lorsqu’on a pas une bonne vieille maladie bien connu, comment faire comprendre à l’entourage que ce qui a animé ma vie depuis toujours (la musique) n’est plus possible ?

Le couple déjà fragile avant cet événement n’est plus tenable et nous finissons par nous séparer avec ma compagne. En deux ans j’ai donc perdu tout mes repères ;  mon métier, ma passion, ma compagne, ma maison, ma santé et je n’ai quasiment plus de ressources financières…

Méditation

C’est dans cette période que mon frère m’invite à une retraite de deux jours en compagnie d’un maître spirituel issu de l’Advaita vedanta. A cette époque, je ne connais pas grand-chose à la spiritualité,  c’est la grande mode du « new âge » et j’ai bien lu quelques livres parlant de la loi d’attraction et du développement personnel mais je rejette en bloque la religion, les curés, Dieu et tout ce qui va avec. J’ai entendu tellement d’inepties à l’église durant mon enfance (j’ai été enfant de cœur), tellement de jugements culpabilisant que je garde une colère affichée envers l’église.

Malgré tout, je fais confiance à mon frère qui a déjà rencontré ce maître l’année d’avant et qui parle d’éveil spirituel.

J’avoue que le premier jour me déçoit un peut, je reste dubitatif car je ne comprends pas vraiment ce dont il parle et surtout j’ai mal au dos car je n’ai pas l’habitude de rester assis en tailleur toute une journée !

Le premier soir, il se passe quelque chose d’étrange, alors que nous sommes rentrés dans la maison de mon frère, nous décidons de chanter un peu après le dîner. Il a appris des chants dans son cours de Yoga et souhaite m’en apprendre un, le fameux « om tryambakam ».

Nous voilà parti à chanter, décidément c’est le dépaysement complet car moi je joue plutôt du rock comme musique d’habitude, alors là, c’est la 5° dimension !

Pourtant, au bout d’un certain temps, je pars dans une vision, pas une rêverie, mais comme une expérience dans une autre réalité. Je suis devant une fenêtre d’où jaillis une lumière aveuglante et magnifique, cette lumière m’attire au plus au point mais je sais que si je passe de l’autre côté, c’est la fin de l’expérience humaine. En une fraction de seconde, je prends peur et je « reviens » dans la réalité ordinaire, en regardant autour de moi, je peux voir que personne ne s’est rendu compte de mon « départ ». Je n’ai pas osé en parler mais cette expérience m’a laissé une drôle d’impression, tout était si « réel », et qu’y avait t’il derrière cette fenêtre, la mort, l’éveil ?

J’avoue que je m’en suis longtemps voulu d’avoir eu peur et de ne pas y avoir été.

Quoi qu’il en soit, le lendemain, je suis dans une toute autre énergie, et même si je ne comprends toujours pas bien les termes utilisés, je ressens de l’énergie dans la poitrine au contact de ce maître, un peut comme lorsque l’on est amoureux. Quelque chose en moi c’est réveillé, qui me rappel une expérience que j’avais eu deux ans auparavant et que j’avais complètement occulté :

Alors que je m’adonnais à ma sieste quotidienne, je m’étais mis à ressentir un « truc » au milieu de la poitrine. Un petit point de la taille d’un grain de riz mais qui brûlait d’un amour incroyable, j’avais l’impression d’avoir une bombe atomique à l’intérieur de la poitrine.

Évidement à l’époque, je ne savais pas à quoi attribuer cette expérience qui était à la fois troublante, profonde et intrigante. 

J’aurais bien mis ça sur le compte de mon imagination si ce phénomène ne s’était pas reproduit tous les jours au même moment.

Cela a duré plusieurs mois puis, à cause de ma surcharge de travail, j’avais dû abandonner ce petit rituel entre 13h30 et 14h00 ; pas le temps, trop de boulot, vous connaissez …

Peut être que si j’avais continué, rien de tout ça ne serait arrivé, allez savoir !

Quoi qu’il en soit, Il est bien évident que j’ai repris cette pratique dès mon retour, avec plus d’engagement
et de régularité cette fois du fait de la situation.

12 ans après, Je suis encore un adepte de ce rendez vous quotidien avec l’infini du cœur de mon Être qui est tantôt Paix, Amour ou feu de l’esprit !

 

Surprise

Une fois séparé de ma femme, il me reste mes enfants de 7 et 13 ans (j’en ai la garde une semaine sur deux). Je trouve un appartement où je peux donner quelques cours de batterie (j’ai acheté une batterie électronique pour pouvoir gérer le volume sonore) et de clavier. En effet, j’avais la charge des élèves débutant au clavier dans mon ancienne école de musique, j’ai donc un petit niveau technique mais qui reste très limité. J’ai commencé à m’intéresser à divers techniques thérapeutiques qui m’ont aidé au niveau personnel. J’ai fait plusieurs stages dans ce domaine et je ne veux plus entendre parler de la scène, j’ai envie de changer de profession, et du haut de mes quelques formations je « veux » devenir thérapeute. C’est sans compter sur le flux qui vient me chercher une fois encore, un peu comme la première fois. J’écoute toujours de la musique, mais pas la même qu’avant, des choses plus douce, moins de batterie,
plus de douceur, de guitare, de piano …

Un jours ou j’entends une belle mélodie au piano, je fonds en larme, je suis touché dans mes tripes,
une partie de moi a toujours voulu jouer du piano, mais ne se l’est jamais autorisé !

C’est une surprise car je n’en étais pas conscience jusque là, mais que faire ?
Pour moi, la musique, c’est de l’histoire ancienne, je ne fréquente quasiment plus mes amis musiciens,

et mon mental résiste :

« n’importe quoi, du piano et puis quoi encore, tu ne vas pas recommencer, la musique c’est fini !
Comment vas-tu apprendre, tu n’est pas doué, tu n’a pas d’argent, et de toute façon, pour quoi faire ?
 »

Pourtant, si j’ai le courage d’écouter mon cœur, les choses sont claires :

« Il est trop tôt pour être thérapeute et ce n’est pas une question de technique, avant d’accompagner des gens, tu dois d’abord explorer toutes tes zones d’ombre. Tu vas apprendre le piano tout seul, trouver une chanteuse pour monter un duo et remonter sur scène pour retrouver un statut d’intermittent, c’est comme ça que tu va gagner ta vie en attendant d’être prêt pour être thérapeute ! »

La claque…

Comme à mon habitude, je choisie d’écouter mon cœur même si ce n’est pas facile, et je commence à apprendre le piano tout seul grâce à internet. Ma santé s’améliorant progressivement grâce à la méditation, au Taichi et aux diverses thérapies que j’entreprends, je me remets à travailler la musique pendant de longues heures avec passion. C’est plutôt difficile, car je suis beaucoup moins doué avec un instrument mélodique qu’avec un instrument rythmique. Pourtant, je n’ai pas le choix, ma situation financière est catastrophique et je dois trouver une solution. Au bout de quelques mois, j’achète un piano numérique,
je suis d’ailleurs encore surpris aujourd’hui d’avoir pu acheter autant de matériel de musique à cette époque (10 000€ au total) alors que je n’avais pas un sous. La vie a toujours placé des petits miracles devant moi juste au moment où j’en avais besoin !

J’auditionne alors une jeune chanteuse pour commencer à travailler en live et me familiariser à l’accompagnement. Malgré mes longues années en tant que musicien professionnel,

je suis tremblant comme un débutant (que je suis d’ailleurs car entre la batterie et le piano, il y a un fossé énorme). Le courant passe bien, elle est très sympa et comme elle est débutante, je suis moins impressionné, je me sens comme un grand frère qui lui faire découvrir le métier.

Très vite, nous décidons de monter un répertoire afin de nous produire sur des petites scènes (piano bar, soirées privée etc). Selon mes critères d’ancien pro, nous sommes loin d’être prêt, mais tant pis, je sens « qu’il faut y aller », pas le temps d’attendre.

Sur les planches, je suis terrorisé, presque tétanisé, mes mains tremblent et je ne voie plus mes notes.
En fait, je suis en train de faire ressortir toutes mes peurs profondes en thérapie et je dois les affronter devant un public chaque week-end ; c'est l’enfer.

Je comprends à ce moment pourquoi mon intuition m’a emmené là, loin, très loin de ma zone de confort.

J’étais bien tranquille planqué derrière ma batterie pendant toutes ces années, et puis mon niveau était tel, que je pouvais toujours rattraper une erreur, d’ailleurs tous les musiciens avaient l’habitude de se reposer sur moi tellement j’étais stable. Là, c’est tout le contraire, je suis sans filet, en lutte perpétuelle entre ma peur et ma technique balbutiante. Ma jeune chanteuse aurait besoin que je la soutienne par mon assurance de pro, mais nous faisons autant d’erreurs l’un que l’autre, et je suis plus encore fébrile qu’elle.

Alors nous travaillons, répétons, encore et encore, et progressons semaine après semaine. Pourtant, à chaque fois qu’il faut monter sur scène, c’est le saut dans le vide.

La boule au ventre me dévore à chaque représentation, la texture de la peur, je la connais par cœur et pourtant, il faut aller plus loin…

En effet, nous ne faisons pas assez de date pour que je retrouve un statut d’intermittent du spectacle,
je dois donc trouver un orchestre de bal pour compléter le nombre de mes prestations, mais je ne suis pas prêt pour un tel poste. Il me faudrait encore quelques années de travail et surtout quelques cours pour être capable de jouer un répertoire de 5 heures dans des styles aussi variés. En effet, avec le duo, c’est moi qui choisi les morceaux, et je peux me permettre d’écarter les plus difficiles.

Malgré tout, je prends mon courage à deux main et répond à une petite annonce. Un orchestre semi professionnel recherche un piansite/clavier avec de l’expérience. J’appel et tombe sur la chanteuse qui me demande si j’ai de l’expérience en bal, "bien sûr" lui dis-je, oubliant de préciser que cette expérience est à la batterie et non au clavier.

Je passe une audition plus ou moins réussi et je comprends qu’ils n’ont pas le choix, car personne d’autre ne s’est présenté (encore un coup de pouce du destin !).

Je me retrouve donc avec un répertoire de 90 morceaux à  apprendre en deux mois en demi car la première date est pour le réveillon de la saint sylvestre qui arrive à grand pas !

J’étais pourtant habitué à travailler la batterie pendant de longues heure mais là, je bats les records.
Je travail quasiment jours et nuit, week-end compris, car il faut écouter les morceaux, les comprendre, trouver les notes, les accords, les sons, programmer le synthétiseur, travailler les enchaînements,
retenir par cœur etc…

De toute ma carrière de musicien, c’est sans aucun doute le plus gros challenge que j’ai eu à relever !

Cette aventure (imprévu) de pianiste a durée 6 ans, je ne suis pas sûr que mes anciens amis musiciens aient compris ce qui m’arrivait. L’un d’eux, quelque peut déçu après m’avoir vu en duo m’a dit un jour,
« je ne te comprends pas David, j’ai quitté un batteur avec un certain goût pour la bonne musique, et je retrouve Richard Clayderman qui joue de la variété ! ».

Cette phrase résume bien la voie du cœur, incompréhensible par la logique du mental.

Pourquoi ai-je fais ce détour ?

Je ne le sais pas encore vraiment, sûrement pour affronter mes peurs, faire un truc de fou que je n’avais jamais osé faire, purger un élan que j’avais réprimé dans ma jeunesse, me connecter à plus de douceur et de mélodie.

En tout cas une chose est sûr, durant cette période, j’ai appris à être bienveillant avec moi, quelques soit mes performances. L’estime de soi, contrairement à ce que l’on apprend lorsque l’on fait du développement personnel, n’a rien à voir avec la somme de ses soi-disant réussites.

C’est justement dans les pires moments de doute, de médiocrité ou d’échec que l’on doit se donner cet amour inconditionnel dont on parle tant dans les milieux spirituels.

C’était facile de me sentir valorisé lorsque j’étais le pilier du groupe en tant que batteur, ça l’était beaucoup moins lorsque j’avais été particulièrement instable en tant que clavier, devant 500 personnes et sous les projecteurs pendant toute une soirée.

Il commence là, le vrai travail sur soi :

Est-ce que je fais le choix de suivre le mental qui juge, dévalorise, accable ?

Ou est-ce que je me prends dans les bras, comme je le ferais avec un enfant blessé, sans juger, mais en m’offrant cet écrin d’amour et de douceur dont on a tant besoin dans cette situation,
« ne t’inquiète pas, quelque soit ce que tu fais, ce que tu réussis ou pas,  je suis fière de toi.

Quoi qu’il arrive et surtout ce soir, je t’aime…Profondément, de tout mon Être, je t’aime ».

En 6 ans j’ai progressé bien sûr, j’ai même fini par faire l’animation, les cœurs, chanté seul avec mon piano, ce qui m’aurait semblé totalement impossible quelques années au par avant.

Et puis un jour, après un concert particulièrement réussi, quelque chose est tombée.

J’ai su, immédiatement que l’aventure était fini, la boucle était bouclé.

J’avais fait ce que j’avais à faire, il était temps de passer à autre chose …

Explorations

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